30/07/2009

MARZEE, la galerie du bijou d’art actuel, Nijmegen

Départ de Rotterdam pour une journée et une nuit à Nijmegen. Détour obligé pour tous les amateurs de bijoux d’art, la Galerie MARZEE. Au dire d’une des femmes qui s’occupent de cette galerie, c’est l’endroit où l’on retrouve la plus importante collection de bijoux d’art contemporain au monde. Je n’y crois pas, des centaines de pièces en provenance de différents pays, sous mes yeux. Je reconnais plusieurs d’entre elles puisqu’elles sont dans les livres et les revues de ma bibliothèque ou de celle du Centre de formation et de consultation en métiers d’art, où j’ai étudié et où je travaille maintenant. Je ne sais plus où donner de la tête, il y en a trop, je ne peux pas tout regarder en 3 heures et cet exercice est plutôt inutile...


Je me concentre et commence par l’exposition en cours, au rez-de-chaussée. Il s’agit de trois artistes japonais Wataru Ikeda, Jun Konishi et Hiroyuki Mashiko qui sont issus de l’école de Kazuhiro Ito. Ils ont monté une exposition en réaction à la mort de leur maître (décédé en 1997) afin de démontrer quel est devenue la joaillerie contemporaine au Japon après la perte de cet artiste. Je ne connais pas l’histoire du bijou d’art au Japon, mais cette exposition m’a donné le goût d’en apprendre davantage. Les pièces présentées étaient à la fois séduisantes et sinistres, à l’image de certaines mangas japonaises. Je pousserai ces recherches à mon retour.


Au premier étage, des vitrines remplies de pièces les plus étonnantes et, à ma grande surprise, en plus de ces étalages, de grands présentoirs avec vitrines sur le dessus et tiroirs en dessous. Classées par ordre alphabétique, des oeuvres d’artistes représentés par la Galerie. Je m’attarde davantage aux noms que je reconnais et note les noms de ceux qui me parlent le plus ou qui font écho au type de création que je développe en ce moment.


Au deuxième étage, d’autres présentoirs et une exposition de « jeunes créateurs » (qui ont terminé leurs études en 2007). Ce sont trois filles: Sara Borgegard, Susanne Kunz et Julia Walter. Elles ont remporté le « Marzee Graduation Prize » en 2007 et ont été invitées à faire une résidence à l’Atelier Ravary en 2008. Ayant des affiliations en ce qui concerne leurs inspirations et leurs questionnements, elles ont chacune créé un corpus d’oeuvres, en parallèle, qu’elles présentent maintenant à la galerie. Au dire de la galeriste, la relève a une place importante dans cette galerie et c’est ce qu’ils veulent de plus en plus mettre de l’avant. Bizarre, on dirait que j’ai entendu cette phrase à plusieurs reprises à Québec, il n’y a pas si longtemps... À MATERIA peut-être? Cette orientation est mondiale!!! Ça fait du bien à entendre!


Au dernier étage, la collection Marzee. Dans des présentoirs, d’autres tiroirs, d’autres étagères vitrées et en plus, des photographies. Des œuvres importantes, la majorité des créateurs présentés ont marqué un tournant dans l’histoire de la joaillerie contemporaine, par leur réflexion et par leur audace. Quelles découvertes!!! Je n’en peux plus, je me rends bien compte que je ne peux pas tout voir et surtout tout apprécier à sa juste valeur étant donné le temps qu'il me reste et ma capacité d’absorption mentale d’images (les photographies ne sont pas permises). Je descends alors au sous-sol où une grande quantité de catalogues publiés par la galerie Marzee m’attend. Je me retiens et me concentre sur un des artistes dont j’admire beaucoup le travail, Ruudt Peters, et je me procure deux superbes catalogues sur son travail. J’achète plusieurs cartes postales pour orner mon atelier et le catalogue de l’exposition en cours afin de prolonger cette expérience esthétique au-delà de cette visite inoubliable...

1 commentaire:

  1. je suis tes aventures avec tellement d'intérêt!
    j'ai reçu ta 1e carte postale. merci!
    tu reviens quand miss?
    a bientôt
    jupi
    xxx

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