23/08/2009

Virées culturelles et réflexions

À défaut de ne pas pouvoir visiter autant de lieux de découvertes en joaillerie contemporaine au Québec qu’en Hollande et en Belgique, je me plonge la tête dans mes nouveaux livres et dans mes deux revues de métiers d’art préférées auxquelles je suis abonnée, CRAFTS et Metalsmith.


Avide de visites culturelles, j’ai continué en métiers d’art à Plein art où j’ai notamment découvert un nouveau coup de coeur, le travail récent en céramique et joaillerie de Cindy Labrecque et Émilie Carrier-Chouinard du collectif Interférence. Cet événement a été, encore cette année, une belle occasion de constater à quel point nous avons d’excellents créateurs au Québec. Du côté de la Céramique, Carac’terre est un incontournable à Québec, j’y ai fait de belles rencontres et j’en ai profité pour ajouter une pièce de Élisabeth Hamel à ma collection. Aussi, le Salon nouveau genre 2, présenté pour la première fois à MATERIA, m’a entre autres permis d’apprécier le travail textile de Colifichet. J’ai d’ailleurs retrouvé les deux créatrices de ce duo à Macédoine artistique où, encore une fois, je tiens à souligner le travail exceptionnel des exposants. À cette occasion, c’est Valérie Bédard qui m’a le plus séduite, d’abord par le visuel très attrayant de son kiosque et surtout par sa collection d’objets (sacoche, porte-crayon, macarons décoratifs) composés d’un tissage de ruban de cassette audio recyclé... Génial!


Du côté des arts visuels, c’est l’exposition Flagrant délit. La performance du spectateur à l’Espace Shawinigan, de la Cité de l’énergie, qui m’a fait évader du monde réel le temps d’entrer en relation avec les œuvres des artistes canadiens présentés. Dans cette grande exposition, c’est l’installation de Massimo Guerrera qui m’a le plus interpellée. J’adore la profondeur des dessins de cet artiste et l’effet troublant que me procurent les objets empreints de vécu qu’il donne à voir et à jouer aux visiteurs. Je constate maintenant que ce qui m’attire dans ces objets manipulables est similaire à mon attrait pour les objets portables qui ont une dose d’étrangeté. Quelle coïncidence! Je m’interroge maintenant sur la parenté entre l’art relationnel et l’art portable qui de par sa nature est relationnel... Sur ces réflexions, je vais continuer mes explorations matérielles à l’intérieur de mon lieu de création qui commence petit à petit à ressembler à un atelier...

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